LES METIS
Le mot « métis » vient du terme latin « miscere » qui signifie « mélanger ».
Histoire
Les Métis doivent leurs origines à la traite des fourrures. En effet, ils résultent d'unions entre Autochtones et Européens (français, anglais, écossais essentiellement), surtout de commerçants de fourrures et de femmes autochtones. L'origine de ce peuple remonte au XVIIe siècle.
Etant issus à la fois du monde autochtone et du monde européen, les Métis étaient capables de bien s’adapter à ces différents groupes ; ils servaient notamment d’intermédiaires et d’interprètes dans la traite des fourrures.
Le gouvernement canadien ne reconnaît pas les Métis comme « première nation », mais depuis 1982, la constitution canadienne les reconnaît comme peuple autochtones. Ceci leur permet d’avoir des droits traditionnels comme les droits de chasse.
Population
Du fait d'une définition peu précise du peuple métis, il est difficile d’évaluer la population concernée. Malgré ça, Statistiques Canada estime à près de 400 000 le nombre de personnes s’identifiant comme Métis au Canada en 2006.
87 % de tous les Métis vivent dans l'Ouest, notamment en Alberta ou au Manitoba, et en Ontario. On estime que 7 % des Métis vivent au Québec. Il y a donc près de 28 000 Métis au Québec.
Les Métis parlaient traditionnellement le michif (ou métchif), un mélange de noms français et de verbes cris qui suivent généralement la grammaire crie.
Aujourd'hui, même si les Métis parlent majoritairement l'anglais ou le français , ils sont fiers de leur héritage et encouragent leurs enfants à apprendre le michif.
Au niveau religieux, les Métis ont été élevés dans la foi catholique ou protestante de leur père européen ainsi que dans les croyances spirituelles de leur mère autochtone.
Art et culture
Les Métis sont connus pour être de grands violoneux et de bons danseurs à claquettes. Ils ont appris le violon et la danse des Français et des Écossais. Ils les ont adaptés à leur culture, souvent en ajoutant des pas de danse provenant des danses autochtones et en fabriquant leurs propres violons.